L’ouverture vers l’Afrique en marche: Le ministre Lutchmeenaraidoo dirige une forte délégation à Nairobi la semaine prochaine pour la Commission mixte Maurice-Kenya

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Maurice multiplie les initiatives d’ouverture vers l’Afrique. Après la tenue avec succès de la première édition de la Commission mixte Maurice-Madagascar au mois de mai 2018, Maurice et la Kenya se réunissent dans le cadre d’une nouvelle commission mixte la semaine prochaine à Nairobi.

Le ministre des Affaires étrangères, M. Vishnu Lutchmeenaraidoo, dirige une forte délégation, dont une quarantaine de chefs d’entreprise, la semaine prochaine dans la capitale kenyane. Rarement a-t-on vu un engagement aussi intense pour développer des liens d’affaires avec un pays du continent.

La Commission mixte se tient du 1 au 3 août 2018. Un agenda étoffé est à l’ordre du jour. Les discussions porteront sur plusieurs dossiers de coopération : la connectivité aérienne et maritime, la mobilité des professionnels, l’économie océanique, les normes phytosanitaires, les services financiers, le tourisme, le port, la zone franche, l’investissement, les échanges commerciaux et la reconnaissance mutuelle des qualifications, entre autres.

L’amélioration de la connectivité aérienne est un des principaux dossiers à l’agenda. Actuellement, Kenya Airways opère sept vols hebdomadaires sur Maurice. L’opportunité de faire de l’aéroport international de Nairobi un aéroport d’éclatement dans le cadre de la stratégie de corridor aérien de Maurice est à l’étude.

Maurice et Kenya envisagent aussi un partenariat stratégique au niveau des ports.

Plusieurs protocoles d’accord sur, notamment, l’éducation, la culture, la normalisation des produits et le tourisme seront signés.

La mission comprend des représentants de haut niveau de plusieurs ministères et agences publiques, dont le ministère des Affaires étrangères, l’Economic Development Board, le Mauritius Africa Fund, Air Mauritius, la Mauritius Ports Authority, le ministère de l’Economie océanique, la Financial Services Commission, le Mauritius Standards Bureau, le ministère du Tourisme et le Mauritius Sugar Syndicate.

La communauté des affaires est représentée par une forte délégation d’une trentaine d’opérateurs. Un Business Forum avec la participation d’opérateurs de Maurice et de Kenya se tiendra dans le cadre des travaux de la Commission mixte.

L’ouverture vers l’Afrique est en marche et devient de plus en plus une réalité perceptible. Maurice est appelé à jouer un rôle important dans le développement du continent, tout en envisageant sa propre transformation économique dans l’optique des liens plus profonds avec ses pairs africains.

D’ailleurs, tout le débat autour du Mutual Evaluation Report de l’Eastern and Southern Africa Money Laundering Group (ESAAMLG) sur Maurice vient mettre en exergue l’importance du centre financier de Maurice pour le continent.

Le centre financier de Maurice est le seul centre dit investment grade en Afrique. Il est en train de se développé en un corridor d’investissements de premier ordre pour accompagner les économies africaines. Le gouvernement a depuis 2015 conçu des instruments financiers innovants tels des special purpose vehicles (SPV) pour faciliter le mouvement de capitaux internationaux vers de gros chantiers africains à travers la juridiction mauricienne.

Le ministre Lutchmeenaraidoo en compagnie du Président kenyan, M. Uhuru Kenyatta

L’ouverture de l’économie mauricienne vers l’Afrique est un des éléments catalyseurs de la nouvelle diplomatie économique. Cette ouverture, prônée de manière énergique par le ministre des Affaires étrangères, M. Vishnu Lutchmeenaraidoo, repose sur un esprit de coopération Sud-Sud qui privilégie le respect des intérêts et des réalités des pays partenaires et le principe d’une coopération gagnant-gagnant et de partage de ce qu’on maitrise le mieux.

Au cours de ces trois dernières années, les avancées diplomatiques vers la région et l’Afrique continentale ont été nombreuses et soutenues. Par le biais des accords de gouvernement à gouvernement, Maurice est en train d’élargir son footprint en Afrique. De nouvelles commissions mixtes ont été mises sur pied avec, notamment, les Comores, le Ghana, Madagascar, Kenya et la Réunion pour développer la coopération bilatérale et aussi pour faire avancer des projets d’intégration régionale.

Parmi, des projets ambitieux de mise en place de zones économiques spéciales (ZES) au Ghana, en Côte d’Ivoire et au Sénégal.

Le Premier ministre, M. Pravind Jugnauth, avait officiellement lancé la ZES dans la région du Grand Bassam en Côte d’Ivoire en novembre 2017 en marge de sa participation au Sommet Union Africaine – Union européenne. Marquant ainsi, une forte volonté du gouvernement à s’intégrer davantage à l’économie africaine.

Avec une présence en Afrique australe, en Afrique de l’Est et en Afrique de l’Ouest, Maurice se positionne dans le mouvement de décollage économique d’un continent qui a une population encore jeune et qui possède 40% des ressources minérales du monde entier.

La nouvelle diplomatie économique apporte les outils nécessaires pour étendre et approfondir cette présence africaine. Les commissions mixtes bilatérales sont des instruments gouvernement à gouvernement par excellence pour bâtir des avenues durables de coopération sous l’égide des plus hauts échelons politiques.

Les projets qui sont abordés dans le cadre des commissions mixte sont vitaux pour rapprocher Maurice et ses pairs africains. L’accent est mis sur la facilitation du commerce des marchandises et des services, l’investissement transfrontalier dans les différents secteurs d’activité (production alimentaire, infrastructure, services financiers, services professionnels, la manufacture, technologie de l’information, logistique, la distribution, les services de santé, etc. ), la connectivité aérienne et maritime pour stimuler les échanges économiques, la mobilité des professionnels, des entrepreneurs, des étudiants, des patients et des touristes d’un pays à un autre.

Il y a aussi des volets très importants d’échanges culturels et d’opportunités de rapprochement des peuples autour des héritages et des valeurs communs.

Maurice, par ailleurs, continue de développé ses relations économiques avec ses partenaires traditionnels hors-Afrique dont la Chine, l’Inde et la Russie et l’Australie. Des projets accords d’échanges économiques et commerciaux avec l’Inde et la Chine sont arrivés à un stade avancé. Ces accords permettront à Maurice de jouer un rôle encore plus stratégique comme une plateforme de commerce et de la finance entre l’Asie et l’Afrique.

L’accord de libre-échange avec la Chine sera d’ailleurs le premier de ce genre que la Chine signe avec un pays africain.

Sur le plan de l’Indianocéanie, Maurice préside depuis 2016 la Commission de l’Océan indien (COI) et a, à ce titre, apporté une nouvelle impulsion à l’intégration régionale dans plusieurs domaines, dont l’économie océanique. Maurice joue un rôle prépondérant en matière de sécurité maritime dans la zone et reste à l’avant-plan des grandes initiatives pour sécuriser nos mers contre aux risques sécuritaires, tels le trafic de drogue, des armes et de des humains, la piraterie, la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), le terrorisme, la pollution maritime et le pillage des ressources marines.

Maurice avait organisé avec la COI et le soutien de l’Union européenne une conférence internationale de grande envergure sur la sécurité maritime en avril 2018. La réussite de cette conférence traduit la volonté de la communauté internationale à appuyer les efforts des pays de la région en faveur d’un Océan indien occidental sécurisé.

A Nairobi le 12 et 13 juillet dernier, la communauté internationale a réaffirmé son engagement à la sûreté de l’Océan indien lors de La 21ième session plénière du Groupe de contact (GCPCS) sur la piraterie aux larges des côtes de la Somalie (GCPCS) qui est présidé par le ministre des Affaires étrangères, M. Vishnu Lutchmeenaraidoo.

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